Vie du P Lacordaire

St. Dominique Avec son évêque, Diego, frère Dominique, sous-prieur du Chapitre de la cathédrale d’Osma, parvint à Toulouse."Lorsqu’il eut découvert que les habitants de ce territoire, depuis quelques temps déjà, étaient devenus hérétiques, il se sentit troublé d’ une grande compassion pour tant d’âmes misérablement égarées.

Au cours de la nuit même où ils logèrent dans la cité, le sousprieur attaqua avec force et chaleur l’hôte hérétique de la maison, multipliant les discussions et les arguments propres à le persuader. L’hérétique ne pouvait résister à la sagesse et à 1’ esprit qui s’exprimaient (Act. VI, 10) : par l’intervention de l’Esprit divin Dominique le réduisit à la foi." -(1)-De cet événement on connaît l’impact sur la destinée de St. Dominique et comment il prépara la fondation de l’Ordre des Frères Prêcheurs Pour frère Dominique, "déjà l’une des âmes dont il avait entendu l’appel indéfini dans son enfance... venait de rentrer au bercail. Combien d’autres l’appelaient maintenant à travers cette immense Europe où sa route allait s’enfoncer ? " -(2)-

Jeunesse de Lacordaire

La volonté de Dieu se manifeste ainsi parfois aux âmes, à travers des circonstances, en apparence fortuites, qui précisent leur vocation. Rien d’étonnant des lors, si, dans la vie de celui qui allait être appelé à restaurer en France l’Ordre de St. Dominique, certains événements, de façon différente et pourtant parallèle, vinrent par avance dessiner la voie à suivre. Certes, à l’inverse de Dominique de Gusman, Henri Lacordaire connut dans sa jeunesse une éclipse de la foi en Jésus-Christ. Mais, il nous l’a conté lui-même, à travers sa propre incroyance lui parvint le même appel qu’à Dominique à travers l’incroyance des autres : " l’esprit de Dieu, dit l’apôtre saint Jean, souffle où il veut, et vous ne savez d’où il vient, ni où il va. Incroyant la veille, chrétien le lendemain,...le monde ne s’évanouit point à mes yeux, il s’agrandit avec moi-même. Au lieu du théâtre vain et passager d’ambitions trompées ou satisfaites, j’y vis un grand malade qui avait besoin qu’on lui portât secours... et je ne vis plus rien de comparable au bonheur de le servir sous l’œil de Dieu avec l’Evangile et la Croix de son fils. Le désir du sacerdoce m’envahit comme une conséquence naturelle de mon propre salut. Ce désir fut vif, ardent, irréfléchi si l’on veut, mais inébranlable et jamais, depuis quarante ans, dans les vicissitudes d’une existence constamment agitée, il ne m’inspira de regrets."-(3)"
Que s’était-il passé ?

Victime d’une sous-alimentation spirituelle au cours de sa jeunesse scolaire, jamais Henri Lacordaire ne l’oublia. Au soir de sa vie elle est encore présente à sa mémoire et à son cœur, il l’associe au souvenir ému de son premier et "vénéré maître", auquel il doit tant par ailleurs " la religion lui était étrangère, il ne m’en parlait jamais et je gardais le même silence à son égard...(il) me laissa donc suivre la pente qui emportait mes condisciples loin de toute foi religieuse."-(4)Clair fut pour lui le résultat d’une telle éducation, poursuivie durant ses années d’adolescence : " un cours de philosophie, pauvre, sans étendue et sans profondeur, termina le cours de mes études classiques. Je sortis du collège à l’âge de dix-sept ans, avec une religion détruite et des mœurs qui n’avaient plus de frein, mais honnête, ouvert, impétueux, sensible à l’honneur... Le vieux monde, présenté à nos yeux avec ses côtés sublimes, nous avait enflammés de ses vertus ; le monde nouveau, créé par l’Evangile, nous était demeuré comme inconnu. Ses grands hommes, ses saints, sa civilisation, sa supériorité morale et civile, le progrès enfin de l’humanité sous le signe de la Croix, nous avaient échappé totalement. "-(5)-Plus tard, s’il lui fut impossible de dire "à quel jour, à quelle heure et comment", la foi reparut dans son cœur "comme un flambeau qui n’était pas éteint", -(6)- il put quand même affirmer quelle influence eurent sur lui ceux de ses condisciples universitaires auxquels pareille mésaventure n’était pas survenue :" presque tous ces jeunes-gens devaient au christianisme leur supériorité naturelle ; ils voulurent bien, quoique je n’eusse pas leur foi, me reconnaître comme l’un d’entre eux, et bientôt des rencontres intimes ou de longues promenades nous mirent en présence des plus hauts problèmes de la philosophie, de "la politique et de la religion." -(7)

Profondément marqué par le vide religieux de son éducation scolaire, le jeune Henri devait en concevoir et en garder l’ambition généreuse d’offrir aux jeunes un autre type d’école. Bien avant qu’il ne devienne le frère Henri-Dominique, de l’Ordre des Prêcheurs, sa vocation apostolique au service très étendu d’un monde à sauver par l’Eglise de Jésus-Christ passe par l’école comme par un moyen privilégié. En 1826, du séminaire, où il est entré en 1824, il écrit déjà à son ami Foisset : " nous reconnaissons tous deux que la religion catholique est l’unique voie du salut pour les hommes et pour les peuples, et que l’affaire de ce siècle est de sauver cette religion. Or je crois qu’un seul moyen peut amener ce résultat, en mettant à part l’action divine : c’est l’éducation religieuse." -(8)Et le séminariste de poursuivre en expliquant combien, à cause de leurs collèges, il a d’admiration pour les jésuites. Plus tard, après s’être étudié lui-même et avoir étudié les besoins généraux de l’Eglise, décidé à entrer dans un Ordre voué à l’apostolat et non dans un Ordre monastique, il hésitera longuement entre la Compagnie de Jésus et l’Ordre des Frères Prêcheurs.-(9)- En attendant, le 22 septembre 1827, il devenait prêtre et, sortant du séminaire, il allait "rentrer dans le monde avec le signe ineffaçable du ministère des âmes." -(9)- Lorsqu’au bout d’un an de sacerdoce, il fut nommé aumônier-adjoint au Collège Henri IV, la conviction de 1’ abbé Henri Lacordaire n’en fut que renforcée : "Rien n’est plus à plaindre qu’un aumônier de collège (officiel). En butte à la méfiance des maîtres laïques, inconnu des enfants qui ne l’aperçoivent qu’à l’autel ; sans lien avec qui que ce soit, mais environné d’un respect froid et contraint, il erre comme une ombre triste dans une maison d’étrangers. Ce n’est ni un père, ni un professeur, ni un domestique, ni un prêtre parlant à des hommes avec l’indépendance de la foi, c’est quelque chose qui n’a pas de nom..." -(10)Déjà les aumôniers des collèges de Paris ont rédigé un mémoire, se demandant, "si après tant d’essais infructueux, le plus efficace de tous ne serait pas cette émancipation de l’enseignement déjà si souvent réclamée." -(11)-"Leur exemple "pour Lacordaire,"s’il avait des imitateurs, hâterait de quelques jours la chute du monopole et, fût-il sans résultat ecclésiastique ou légal, ce serait toujours un devoir accompli." -(10)-Au nom d’un fier principe, "la liberté ne se donne pas, elle se prend", -(12)-joignant le geste à la parole, avec Montalembert et Decoux comme professeurs, le jeune prêtre a du reste ouvert en plein Paris, rue des Beaux-arts, la première école libre : libre en vertu de la charte, interdite par les ordonnances impériales toujours en vigueur ! Il a été condamné ; peu importe, en 1833 ce sera pour l’Eglise la liberté d’avoir ses écoles primaires, en 185O ses écoles secondaires, en 1875 ses établissements supérieurs.

Il n’y a donc pas lieu d’être surpris, si, lorsqu’en 1838, il explicitement déclaré avoir opté pour l’Ordre des Prêcheurs, dont il voulait rétablir la présence en France, Lacordaire posa immédiatement la question des collèges dominicains. D’emblée elle dominicaine.)lui parut liée a la mission de cet Ordre : "tout ce qui intéresse le salut du prochain est du domaine de l’Ordre ; nous pourrons avoir des collèges pour l’éducation de la jeunesse", écrivait-il à Dom Guéranger -(13)-et encore à Madame Swetchine, le 27 août, " nous pourrons fonder des collèges pour l’éducation de la jeunesse." -(l4)- Pour cet ardent défenseur de la liberté religieuse, la liberté de parler et celle d’éduquer ne font en effet qu’un : " c’est une énorme contradiction dans les termes et dans les choses que d’appeler libre un pays où la tribune et la chaire sont ouvertes, mais où l’école est fermée." -(15)- Dans sa vocation de prêcheur au salut de l’humanité, elles ne feront également qu’un !

Dominicain Si certains fondateurs ou certaines fondatrices d’instituts enseignants ont d’abord entendu pratiquer, envers les pauvres et les ignorants, une oeuvre de miséricorde ou réaliser un grand Enseignant, dessein pédagogique, au sens moderne du mot, tel ne sera pas le premier but des collèges ouverts par les dominicains. Depuis sa conversion, en passant par ses années de séminaire, par les colonnes de "L’Avenir", par ses premiers mots dans la chaire de Notre-Dame, avant même de le devenir par l’habit et par la profession religieuse, LACORDAIRE EST UN PRECHEUR.

Il le restera jusqu’à sa mort dans la petite chambre de l’Ecole de Sorèze où il rendit son âme à Dieu, le 21 novembre 1861. Jamais il ne conçut ses collèges autrement qu’intégrés, par le service de la Parole de Dieu, à la mission de l’Ordre à la restauration duquel il se voua. Aussi bien, au moment de prendre personnellement la direction de Sorèze, écrira-t-il encore à son ami Foisset : "Mes conférences de Toulouse n’auront pas de suite ; elles auront servi seulement à mon introduction dans le midi. Je sens le besoin de concentrer mes forces, afin de mettre à flot le Tiers-Ordre enseignant, d’où dépend peut-être l’avenir de notre ordre."-(16)- "Tiers-Ordre enseignant", pourquoi ? Au moment où il se préparait à rétablir en France l’Ordre dominicain, Lacordaire, avec l’accord du Maître Général de cet ordre, le Père Ancarani, avait, on l’a vu, la claire intention de confier aux frères prêcheurs français ses collèges pour l’éducation de la jeunesse -(17)—.

Pour des raisons internes à l’Ordre, probablement dues à l’accent sur les observances "monastiques" que mirent dans la restauration française certains de ses éléments, son projet ne put aboutir. Lorsque, le 15 mars 1850, la loi "Falloux" vint enfin libérer Lacordaire de toutes les entraves que lui opposait encore le monopole scolaire impérial, prolongé en pratique sous la monarchie des Bourbons restaurée et sous celle de Juillet, il se résigna donc à fonder un Tiers-Ordre de religieux voués à l’enseignement de la jeunesse -(18)—. Mais, quelles que fussent les raisons d’une distinction canonique entre ce "tiers-ordre" des dominicains enseignants et le "grand ordre" des frères prêcheurs, la vocation en était identique. A Flavigny, le 24 octobre 1852, le père Lacordaire revêtait de l’habit religieux les premiers "enseignants" et son discours ne laissait planer aucun doute : "Au moment ou le cierge rentre dans ses droits, il était impossible que l’Ordre de St. Dominique ne prît point part à cette restauration religieuse..."-(19)-Et le père Lacordaire poursuit en regrettant qu’après avoir participé à l’enseignement durant tout le moyen-âge, son Ordre n’ait pas voulu ou n’ait pas pu s’adapter aux formes que prit cette activité apostolique à partir du XVIème siècle. " Or ce qu’il n’a pas fait au XVIème siècle, voici que Dieu lui permet de le faire au XIXème." -(19)-Il ne s’agit pas de réduire l’apostolat aux seuls enfants : d’abord on les préparera à leurs devoirs d’adultes, y compris dans l’ordre des affaires ; mais surtout le père Lacordaire, qui n’oublie pas l’irréligion dont fut victime sa génération, ambitionne ouvertement d’atteindre les parents à travers les fils." -(19)-Un exemple : Sur cette extension du labeur apostolique qui les attendait, les jeunes novices "enseignants" de 1852 ne se trompèrent point.

I1 n’est pour s’en persuader qu’à consulter la vie et l’œuvre du plus célèbre d’entre eux, le père Louis-Raphaël (Eugène) Captier, massacré par la Commune de Paris le 25 mai 1871, alors qu’ il dirigeait le collège dominicain d’Arcueil. .I1 ne veille pas seulement à tout ce qui, dans le collège, touche à la vie de "ses enfants", depuis les études, la discipline, l’éducation physique, la formation sociale, jusqu’à l’enseignement de la religion auquel il prend part et qu’il contrôle personnellement ; il rayonne aussi à l’extérieur de l’Ecole : sur les familles, auprès de ses anciens élèves avec lesquels il reste en relations, dans une association locale de l’arrondissement de Sceaux pour le soutien de l’instruction populaire, au sein d’une commission ministérielle extra-parlementaire. Là en particulier, il se retrouve avec des académiciens, des universitaires, des généraux, des hommes politiques, pour préparer la loi de 1875 sur l’enseignement supérieur. Quant à ses discours et conférences, nous y retrouvons avec un siècle d’avance bien des idées et des principes, mis en honneur depuis en matière d’éducation. C’est à des parents qu’il s’adresse car il les associe étroitement à la vie du collège ; il parle du rôle grandissant des sciences et de leur influence dans la vie sociale, de l’importance de la liberté et du sentiment de la responsabilité, de la réforme de la société, du collège bien sûr et de la famille, mais aussi de l’Etat et de l’Eglise, d’un élément enfin qui est partout présent : l’élément surnaturel dans l’éducation. Sur ce dernier point il connaît parfaitement l’objection : " que fait la vie surnaturelle pour la prospérité des familles, pour la société civile, pour l’avenir temporel ?" -(20)-Et sa réponse fuse claire : " en définitive tout est de Dieu, tout vient de Dieu." -(20)-Saint Dominique "entendait que sa mission propre et celle de ses enfants fût précisément d’exposer les mystères les plus profonds du Royaume de Dieu." -(21)-C’est sans doute la raison fondamentale qui fit d’Henri Lacordaire un dominicain ; sevré de Dieu dans ses études de jeune adolescent, affamé de Dieu dans sa jeunesse, il n’eut ensuite d’autre ambition que de partager à ses semblables le Pain de la Parole divine. Un ancien maître général de l’Ordre des Frères Prêcheurs a pu écrire de lui : du haut de la chaire de Notre-Dame Lacordaire réclama "d’abord la liberté de croire que les ennemis de la foi avaient abolie... A ce peuple qui venait l’entendre et subissait la magie de son verbe, il livra son âme tout entière, avec tout ce qu’elle avait concentré de lumière et d’amour dans l’étude, la pénitence, l’ oraison. C’était Saint Dominique qui parlait en lui : Assemblée, assemblée, s’écria-t-il dès le premier contact, que me demandez vous ? Que voulez-vous de moi ? La vérité ? Vous ne l’avez donc pas en vous, vous la cherchez donc, vous voulez la recevoir ; vous êtes venus ici pour être enseignés... Il réclama aussi la liberté d’enseignement. Convaincu de la toute-puissance de l’ école, pour la perte ou le salut de la jeunesse..., il se fit maître d’école." -(22)- Collèges Le mouvement est le même, car la source est la même. Un collège dominicain ne peut être qu’une maison de prédication et de prêcheurs mais ne seront dominicains des collèges qui n’auraient pas d’ abord pour but "d’exposer les mystères les plus profonds du Royaume de Dieu." Si enseignant, si pédagogue soit-il, un dominicain est et reste, avant tout, de par sa vocation fondamentale, un FRERE PRECHEUR !

Notes

(1) Bx JOURDAIN DE SAXE : Libellus de principiis Ordinis praedicatorum, n° 15 Texte présenté par le père M.H. VICAIRE O.P. in "St. Dominique et ses frères, Evangile ou Croisade ?" -Le Cerf, Paris 1967

(2) M.H. VICAIRE O.P. : Histoire de St. Dominique, tome I, p. 125 -Le Cerf, Paris 1957

(3) LE COMTE DE MONTALEMBERT : Le Testament du P. Lacordaire, pages 42 et 43 Charles Douniol, Paris 187O

(4) LE COMTE DE MONTALEMBERT : Le Testament du p. Lacordaire op. cit.page 35

(5) Ibid. pages 36 et 37

(6) Ibid. page 41

(7) Ibid. pages 38 et 39 (8) LACORDAIRE : Lettre à Théophile Foisset , du 25 avril 1826. In "Lettres du R.P. H.D. Lacordaire à Théophile Foisset, publiées par M. Joseph Crépon, Tome I, pages 114 et 115 Poussielgue, Paris 1886 -

(9) Cf. LE COMTE DE Montalembert : Le Testament du P. Lacordaire op. cit.pages 46, 47, 88 et 95 à 102.

(1O)LACORDAIRE : -article du 8 août 1831, paru dans le journal "L’Avenir" Cf PAUL FESCH : Lacordaire journaliste, pages 275 à 279 -Delhomme et Briguet, Paris et Lyon 1897

(11)LA CONGREGATION MISSIONNAIRE ENSEIGNANTE DE ST. DOMINIQUE, pages 14 et 15 Imprimerie Eugène Picquoin, Paris 1928.

(12)LACORDAIRE : article paru dans le journal "L’Avenir", le 12 octobre 1831 Cf. PAUL FESCH, op. cit., page 295

(13)LACORDAIRE : Lettre à Dom Guéranger, citée dans la"revue Lacordaire", du juillet 1913, page 289.

(14)LACORDAIRE : Lettre à Mme. Swetchine, du 27 août 1838, éditée par Falloux, page 164 Paris 1872Voir également CHOCARNE : Le R.P. H.D. Lacordaire, Tome I, page 226 Poussielgue, Paris 1886Après avoir parlé des collèges il ajoute : "cela seul assure notre vie et notre utilité pratique."

(15) LACORDAIRE : article publié dans "L’Avenir", le 18 octobre 1831 cf. PAUL FESCH, op. cit., pages 118-122.

(16) LACORDAIRE : Lettre à Foisset, du 10 septembre 1854, éditée par Crépon Poussielgue, Paris 1886 Tome II, pages 162 et 163.

(17) Voir ci-dessus les lettres citées aux notes (13) et (14)

(18) En 1898 le Tiers-Ordre enseignant, fondé par Lacordaire, se transforma en une "congrégation" plus directement rattachée au "Grand-Ordre" de façon canonique. En 1923 cette congrégation fut complètement intégrée à l’Ordre des Prêcheurs et ses religieux,qui jusque-là ne prononçaient que des "voeux simples", émirent les"voeux solennels" du "grand Ordre". En 1957 la congrégation fut dissoute, ses maisons passèrent aux provinces de l’Ordre sur le territoire desquelles elles étaient situées, tandis que ses religieux optaient pour la province de l’Ordre, de leur choix.

(19) LACORDAIRE : Discours prononcé à Flavigny, le 24 octobre 1852. Cf. ALLOCUTIONS ET ECRITS DIVERS DU P. Lacordaire page 229 Poussielgue, Paris 1900. Il est à noter que bien des idées de ce discours se retrouvent dans le "proemium des Constitutions ( en latin) du Tiers-Ordre enseignant Perrin, Lyon 1869

(20) DISCOURS ET CONFERENCES SUR L’EDUCATION par le R.P. TIER. Citations prises pages 534, 535, 538 -Adrien LE CLERE, Paris 1872

(21) Bède JARRET O.P. : Vie de Saint Dominique ouvrage traduit de l’anglais par Marcelle Dalloni page 114. Editions St. Paul, Fribourg et Paris 1947

(22) M.S. GILLET, Maître Général des Frères prêcheurs : St. Dominique, pp.233...235 Flammarion, Paris 1942

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